Elles ont commencé aussitôt après le décès de deux jeunes gens, Bouna et Zyed, morts électrocutés dans un transformateur EDF où ils avaient voulu se réfugier pour échapper à la police, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
D'abord circonscrites à ce seul département au cours des nuits du 27 octobre au 2 novembre, elles se sont étendues à l'ensemble de l'Île-de-France dans la nuit du 2 au 3 novembre, avant de commencer à toucher la province à partir de la nuit du 4 au 5, dans les banlieues des grandes agglomérations : Lille, Lyon, Toulouse, Marseille notamment.
Durant ces trois semaines, 10.346 véhicules de toutes sortes, dont des autobus urbains, ont été brûlés, tandis que 233 bâtiments publics et 74 autres relevant du domaine privé ont été détruits ou endommagés.
Jusqu'à 11.700 policiers et gendarmes ont été engagés au plus fort des émeutes, et 224 d'entre eux, ainsi que des sapeurs-pompiers, ont été blessés. Certains ont même essuyé des tirs d'armes à feu à balles réelles et à grenailles, notamment dans la nuit du 6 novembre au cours de laquelle dix policiers ont été atteints à Grigny, dont deux ont dû être hospitalisés.
C'est au cours de la nuit du 5 au 6 novembre que policiers et gendarmes ont commencé à constater un "niveau de violence élevé", alors que, dès la nuit suivante, ils remarquaient une "première baisse en Île-de-France", mais, au contraire, "une nouvelle hausse en province".
Le "retour à une situation quasi-normale en Île-de-France" a été constaté dans la nuit du 11 au 12 novembre, confirmé la nuit suivante, la situation redevenant "normale partout en France dans la nuit du 16 au 17.
Enfin, 6.056 interpellations ont été réalisées (dont 4.728 pendant la crise et 1.328 après les événements): sur ce total, 5.643 personnes ont été placées en garde à vue, dont 1.328 ont été écrouées.
Aucune de ces interpellations "n'a permis d'affirmer une quelconque implication d'islamistes dans l'instigation" de ces émeutes, selon la direction générale de la police nationale (DGPN), de même qu'il n'y a eu "aucune coalition entre les bandes qui sont (restées) rivales et concurrentes
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